








Trois éléments clés : un anti-inflammatoire qui agit dans la lésion, une voie d'accès par l'intérieur de la paupière, et un effet progressif sur 1 à 3 semaines.
Un chalazion est une accumulation de gras dans une glande bouchée. La cortisone agit directement dans la lésion pour calmer la réaction et la faire diminuer.
L'injection se fait par l'intérieur de la paupière (voie transconjonctivale). Aucune cicatrice cutanée, et la voie minimise le risque de tache plus claire en surface.
Le chalazion diminue puis disparaît habituellement entre 7 et 21 jours. La cortisone agit lentement — pas d'effet immédiat. Une seule injection suffit pour la majorité des patients.

Plusieurs situations cliniques où l'injection est l'approche la plus pertinente avant la chirurgie. Le médecin détermine laquelle correspond à votre cas.
Chalazion qui persiste plus d'un mois malgré compresses tièdes et nettoyage des paupières à la maison.
Chalazion proche du bord libre de la paupière ou du coin interne, où une chirurgie serait plus délicate.
Chalazion de taille moyenne (3 à 7 mm) encore peu fibreux, pas encore très ancien.
Chalazion qui revient au même endroit ou ailleurs sur la paupière, sans signe d'infection.
Patient qui souhaite éviter une chirurgie ou enfant pour qui l'incision serait difficile à tolérer.
Certaines situations rendent l'injection inadaptée ou nécessitent une discussion approfondie. Le médecin les vérifie systématiquement avant d'injecter.
Infection active de la paupière — orgelet, herpès, plaie ouverte ou cellulite.
Chalazion qui revient toujours au même endroit, avec perte de cils ou aspect inhabituel — examen plus poussé d'abord.
Allergie connue à la cortisone, à la triamcinolone ou au Kenalog.
Peau foncée — risque rare de tache plus claire au site d'injection, à discuter avant pour choisir la voie la moins risquée.
Antécédent de glaucome ou de pression oculaire qui monte avec la cortisone.
Trois moments clairs pour une procédure courte, indolore et sans temps d'arrêt.
L'optométriste examine la durée, la taille, la position et l'aspect du chalazion. Il vérifie qu'il s'agit bien d'un chalazion et discute si l'injection est l'approche adaptée.
L'optométriste applique une goutte anesthésiante puis injecte une petite dose de Kenalog directement dans le chalazion, par l'intérieur de la paupière. Brève pression de quelques secondes.
Aucune restriction d'activité après l'injection. Vous repartez immédiatement et reprenez vos activités. Le chalazion diminuera progressivement dans les jours qui suivent.
L'EXPÉRIENCE CARE
Médecin de famille diplômée de l'Université de Montréal et membre en règle du Collège des médecins du Québec (CMQ), Dre Karen Dzolang agit comme directrice médicale du réseau CARE. Pour les lésions de paupières comme le xanthélasma, elle contribue à cadrer l'évaluation, les indications possibles, les limites du retrait et les situations où un autre avis médical est préférable.